Le métier de fleuriste a toujours été en vogue, car il permet aux amoureux des plantes et de la nature de mettre en avant leur créativité, tout en évoluant dans un commerce traditionnel à son compte ou comme salarié dans une grande enseigne. Fleuriste est un métier d’avenir, car beaucoup d’emplois ne sont pas pourvus en France chaque année. Découvrez ce métier qui vous permet d’évoluer dans un environnement fleuri et en relation avec une clientèle avertie.

Fleuriste, un métier qui demande de nombreuses compétences et affinités

Le fleuriste doit être polyvalent. De l’achat des fleurs à la composition de bouquets demandant un savoir-faire, il doit gérer au quotidien son magasin ou sa surface de vente tout en se montrant créatif et répondre à l’exigence de sa clientèle.

Une fibre artistique

Le fleuriste évolue dans l’art floral, et on le perçoit aussi comme un décorateur. Il manie avec brio les couleurs des différentes fleurs et sait les assembler pour les plus belles compositions. Pour un simple bouquet ou pour une décoration de mariage, il doit développer son sens de la créativité pour offrir quotidiennement un renouveau à sa clientèle. Le fleuriste doit savoir aussi conjuguer son art avec le merchandising.

Passionné des fleurs, à mi-chemin entre botaniste et horticulteur

Le ou la fleuriste est souvent issu d’une école d’horticulture et le latin est une langue qu’il maîtrise. Il cite des noms de variétés et de cultivars au quotidien et sait rempoter, tailler, arroser et lutter efficacement contre les parasites et autres maladies cryptogamiques.

Technicien

Le fleuriste doit quotidiennement accomplir certaines tâches d’entretien, de confection et de mise en avant de ses réalisations florales. Durant sa formation de fleuriste, il devra apprendre certains gestes spécialisés qui l’accompagneront dans sa carrière : Dépoter, désépiner, drainer, effeuiller, façonner, ficeler, garnir, gerber…

La fibre commerciale

Qu’il soit simple employé ou artisan fleuriste à son compte, le fleuriste doit savoir faire preuve de professionnalisme auprès de ses clients. Il doit savoir écouter ses clients et leur proposer leurs justes besoins, faire preuve de diplomatie et d’humilité et tout ceci dans la plus grande courtoisie. Et comme toute personne travaillant dans le commerce, il doit être disponible avec des horaires parfois particuliers, en proposant notamment ses services de fleuriste le dimanche et les jours fériés.

Fin gestionnaire

Le fleuriste doit savoir organiser ses achats, ainsi que ses matières premières. En effet les fleurs et plantes restent des denrées périssables, il faut donc savoir proposer une palette riche à sa clientèle, sans tomber dans l’exagération. Il doit donc gérer au mieux son stock pour éviter les pertes. Durant sa formation de fleuriste, des cours de gestion sont dispensés et lui permettront de gérer les achats, les ventes, les stocks et le personnel.

Quelle formation pour devenir fleuriste ?

Que l’on ait décidé très jeune de devenir fleuriste par vocation ou encore que l’on ait envie de se reconvertir, il existe de nombreuses possibilités pour se former au métier de fleuriste.

Se former au métier de fleuriste dès la troisième

Si vous avez pu découvrir ce métier lors d’un stage d’immersion professionnelle de troisième, vous pouvez passer votre CAP fleuriste après la sortie du collège. Ce premier diplôme de fleuriste s’acquiert dans un cursus de 2 ans. IL se fait généralement dans le cadre d’un contrat en alternance chez un artisan fleuriste ou dans une enseigne de jardinerie. Cette formation permet de travailler comme salarié.

Passer le Bac Pro pour pouvoir se mettre à son compte

Au sortir de votre CAP fleuriste, si vous souhaitez devenir votre propre patron, il vous faudra passer le BP fleuriste (pour pouvoir travailler dans l’art floral) ou le BTM, qui vous formera à des compétences de gestions plus poussées. Accessibles dans le cadre de formations en alternance, ces formations permettent d’acquérir de solides bases de gestion commerciales. C’est notamment cette formations que les artisans fleuristes suivent.

Devenir fleuriste sur le tard, dans le cadre d’une reconversion professionnelle

La vie professionnelle réserve parfois de belles surprises, et il est coutume de voir certaines personnes changer de métier et devenir fleuriste dans le cadre d’une reconversion professionnelle. Par passion des fleurs, on peut souvent chercher une formation de fleuriste pour adulte, dans une école ou par correspondance. Les CFA et GRETA de votre ville doivent répondre à vos demandes car de nombreuses formations de fleuriste pour adulte (généralement CAP) existent tout au long de l’année. Ces formations se font généralement sur des périodes plus courtes d’un an, et permettent assez facilement de trouver du travail chez un fleuriste ou dans une grande enseigne. Pôle emploi propose aussi des accompagnements et met à disposition une fiche métier de fleuriste pour voir si votre profil correspond bien aux exigences du métier.

Commerçant indépendant ou franchisé

Une fois vos diplômes obtenus, si votre maître de stage ne vous a pas déjà embauché suite à votre apprentissage, vous entrez sur le marché du travail avec un savoir-faire qui vous permet de travailler comme salarié, ou, si vous vous vous sentez l’âme d’un entrepreneur, vous pouvez tout à fait vous mettre à votre compte. En fonction des possibilités offertes dans votre ville ou région, vous pourrez choisir entre un statut d’indépendant, en tant qu’artisan fleuriste ou rejoindre une grande enseigne de la franchise.

La reprise d’une activité familiale déjà existante

Bien souvent les enfants pérennisent l’activité commerciale de leur parent. Ceci reste la meilleure opportunité pour s’installer comme fleuriste, car la clientèle est déjà établie, le commerce déjà installée sur sa zone de chalandise. C’est le cas d’artisan fleuriste comme Fleurodet, installé à Quimper dans le Finistère, qui a repris l’activité initiée par ses parents dans les années 80. En apportant sa touche personnelle et de créativité, il a su pérennisé un commerce de fleurs en proposant des services personnalisés de livraison, de confections de bouquets pour les commerces, et d’aménagement de petits jardins et de terrasse. Il a su s’entourer aussi d’une équipe de fleuristes passionnés.

Le choix des magasins franchisés

Si vous souhaitez opter pour la notoriété et la force commerciale d’une enseigne, vous pouvez aussi décider de vous installer comme franchisé. Des grands noms comme « Le jardin des fleurs », « Happy » ou encore « Monceau Fleurs » ont su s’imposer dans de nombreuses villes. En choisissant une franchise, vous bénéficierez d’une communication nationale mais aussi d’un concept. Bien que le billet d’entrée puisse s’avérer cher, vous profitez d’une marque pour vous épauler au quotidien et de la force d’un grand groupe pour acheter au meilleur prix et dans les meilleures conditions.

Qu’en est-il Salaire du fleuriste ?

Même si le fleuriste est un vrai passionné, la question du salaire reste tout de même importante. Que l’on soit simple employé fleuriste ou commerçant indépendant la fourchette de salaire est assez large.

  • Salaire en tant qu’employé: le Smic soit 1450 euros brut
  • Salaire en tant qu’artisan fleuriste : de 2000 à 4000 euros suivant le type d’activité et la ville

En savoir plus sur le métier de Fleuriste

Fiche métier proposée par S. Tonnellier

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